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30 Mai

Les prix des programmes neufs en Isère baisseront-ils ?

Le « big bang » sanitaire et économique ainsi que la crise de confiance sans précédent qu’il induit devraient durement éprouver, tout au moins à court terme, le marché immobilier français. Avec pour effets majeurs une contraction générale d’activité et une remise en cause progressive des prix de vente tant en immobilier résidentiel qu’en immobilier d’entreprise et commercial. Les programmes neufs en Isère seront-ils touchés ?

Tous les territoires régionaux seront touchés, mais de manière différente. L’attentisme prévalant, la déflation des prix ne devrait se révéler que de façon décalée et progressive en matière de logement : elle devrait être faible ou inexistante dans les secteurs caractérisés par une insuffisance profonde de l’offre, mais pourrait être brutale et rapide pour certaines zones géographiques pour lesquelles la demande est traditionnellement moins mordante et/ou fragile financièrement ainsi que pour des segments d’actifs déjà en difficultés.

Le neuf ne pourra donc échapper à la crise actuelle
La baisse du volume des ventes induira une progression de l’offre disponible. Or un réajustement immédiat sera impossible concernant les constructions en cours qui seront livrées d’ici 2 ans. L’adaptation de l’offre neuve ne pourra être que progressive. Les queues de programme existantes subiront sans doute une baisse des valeurs.

La production de logements constituera en tout état de cause une variable d’ajustement. Les promoteurs devraient chercher à agir prudemment et sur tous les leviers pour accompagner le rééquilibrage du marché et tenter d’enrayer la progression des stocks :
– Baisse des demandes de permis de construire et des mises en chantier,
– Approche qualitative des programmes et abandon des projets ne bénéficiant pas d’une solide pré-commercialisation,
– Réduction des mises en vente

L’impact en termes de prix de vente devrait être faible à nul dans les grandes agglomérations et limité dans les communes de moins de 100 000 habitants ainsi qu’en seconde couronne parisienne (- 5 à -10%). En revanche, on pourrait assister, au fil du temps, à un développement des avantages commerciaux accordés aux candidats acquéreurs, masquant des baisses effectives de prix pour tenter d’accélérer l’écoulement de l’offre disponible. On devrait relever une plus grande fragilité des secteurs périphériques courants, terres d’accueil privilégiées des primo-accédants et de la classe moyenne. En revanche, les secteurs de centre-ville et des périphéries recherchées devraient afficher dans leur grande majorité une assez bonne résistance.

O.D. / Bazikpress © Adobe Stock

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